ETF 12/12/2023

Les différentes méthodes d'investissements en bourse

Value investing, growth, momentum. On entend parler de ces méthodes d'investissements, mais laquelle choisir ?


Introduction à l'investissement factoriel

L'investissement factoriel est une nouvelle méthode de diversification de son portefeuille d'actions.

Points clés

  • Les facteurs représentent des caractéristiques économiques, techniques ou financières communes à un panier d'actions
  • Une autre manière de construire un portefeuille financier
  • Le momentum, la croissance et la valeur sont les 3 facteurs les plus répandus

En résumé

Depuis la fin des années 2000, l’investissement factoriel connaît une popularité croissante. Fondée sur des recherches académiques éprouvées, cette stratégie consiste à miser sur les primes liées à six facteurs principaux (Valeur, Momentum, Faible Volatilité, Qualité, Croissance et taille). L’objectif de ces stratégies est d’utiliser ces facteurs pour calculer au mieux les rendements boursiers des actifs d’un portefeuille et pour mettre en œuvre un investissement équilibré en termes de risque et de rendement.

Qu'est-ce que l'investissement factoriel ?

Pendant des années, la diversification des actifs a fait figure de stratégie reine en matière d’investissement. Le calcul était simple et plutôt convaincant : en diversifiant son portefeuille entre actions, obligations et liquidités, on équilibrait son portefeuille en termes de risques et de retour sur investissement.
Cette stratégie de la diversification repose, en partie, sur l’idée que les actions et les obligations évoluent dans des directions opposées. En diversifiant son portefeuille, on se protège donc à priori des écueils de l’un grâce aux succès de l’autre. Oui mais voilà, la crise de 2008 est passée par là et a complètement bouleversé la donne. Durant cette période, les prix des obligations et des actifs ont évolué dans la même direction, rebattant ainsi totalement les cartes.

Les facteurs au service d’une vision transversale

C’est dans ce contexte troublé (et durant toute la période de récupération qui s’en est suivie) que la stratégie de l’investissement factoriel a fait son trou. En effet, là où la diversification simple se contentait de faire varier les classes d’actifs, la stratégie d’investissement factoriel permet de se concentrer sur des éléments transversaux à différentes classes d’actifs : les facteurs. La construction du portefeuille se fait en prenant en compte l’exposition aux facteurs : le portefeuille reste donc diversifié, mais dans une logique moins linéaire.

Fuir la corrélation des facteurs

L’idée principale est ici de combiner des actifs dont les facteurs ne sont que peu corrélés pour favoriser la constance du rendement et l’efficacité du portefeuille. C’est une stratégie d’investissement qui a fait ses preuves sur le long terme et a fait l’objet de recherches académiques anciennes et fouillées (les premières recherches remontent aux années 1970).

Quels sont les principaux facteurs de la stratégie d'investissement factoriel ?

Un portefeuille structuré autour du principe de l’investissement factoriel prend en compte, pour sa construction, des éléments de décisions qui ont trait aux facteurs. Les facteurs sont, dans ce contexte, des éléments sous-jacents – des caractéristiques quantifiables – qui peuvent influer et/ou expliquer le risque d’un placement.
On en distingue principalement cinq, qui sont les plus utilisés dans la stratégie d’investissement factoriel : la valorisation, le momentum, la croissance, la qualité et la faible volatilité. À ces cinq facteurs principaux s’ajoute parfois celui de la taille.
Les biais comportementaux des investisseurs jouent un rôle central dans la compréhension de ces facteurs (vision à court terme, instinct grégaire, attrait du gain et de la qualité).

  1. La valorisation : On parle ici parfois de « valeur ». Ce facteur prend principalement en compte la valeur de l’action d’une entreprise. L’idée est de privilégier les actions vendues à un prix inférieur à celui de leur valeur intrinsèque (c’est à dire sa valeur réelle) dans l’attente d’un retour à leur juste prix.
  2. Le momentum : Ce facteur désigne le moment durant lequel une action continue de bénéficier de l’élan de ses récents bons résultats. C’est donc un indicateur de tendance quant au cours d’une valeur. Il peut être interprété comme un signal d’achat ou de vente selon sa tendance.
  3. La croissance : Le facteur croissance a trait à l’amélioration des performances économiques de l’entreprise. Celle-ci se mesure à l’aune de la progression des ventes et des marges de l’entreprise, ou à leur expansion commune. La considération de ces deux mesures fondamentales revient à prendre en compte la croissance de l’entreprise, et donc sa valeur boursière à plus ou moins long terme.
  4. La faible volatilité : Il permet d’identifier les actions dont le risque affiché est inférieur à celui de l’ensemble du marché. Si ces actions sont habituellement en retard sur les hausses, elles ont aussi l’avantage d’être en retard sur les baisses, et donc d’offrir de meilleurs résultats lors des périodes de recul. Ce facteur n’est pas nécessairement un outil de rendement en tant que tel, mais plutôt un outil d’uniformisation des rendements.
  5. La qualité : Ce facteur consiste à identifier les actions des entreprises dont la rentabilité est élevée, qui ne sont que peu endettées et qui bénéficient d’une faible volatilité quant à leurs bénéfices. Ces entreprises, qui pourront fournir un rendement rentable sur le long terme, sont plus solides lors des périodes de repli du marché et donc plus stables.
  6. La taille : On entend parfois dire que la taille ne compte pas. Mais en matière d’investissement, elle a un rôle : Le facteur taille renvoie au fait que les titres à faible capitalisation (small caps), ceux dont la valeur sur le marché est plus faible, peuvent offrir un meilleur rendement que des titres à forte capitalisation. Le facteur de la taille présente risque plus élevé. Mais sa volatilité n’est pas nécessairement plus importante que le reste du marché.

Bien qu’il existe d’autres facteurs plus récents (pondération, rachat etc.), ces six facteurs sont considérés comme la base la plus solide sur laquelle construire une stratégie d’investissement factoriel.

L’utilisation des facteurs dans la constitution d'un portefeuille

Il existe différentes tactiques pour appliquer la stratégie d’investissement factoriel à ses placements. Tout l’enjeu consiste à choisir à quel(s) facteur(s) exposer son portefeuille et dans quelles proportions. La pondération d’un facteur sur la globalité du portefeuille est un paramètre crucial pour bénéficier pleinement des atouts de cette stratégie. Ce sont ces subtilités qui distinguent les stratégies d’investissement factoriel des stratégies quantitatives classiques (dont elles sont pourtant cousines).

Les ETF représentent un excellent moyen de mettre en place une stratégie factorielle le plus simplement du monde.

Sur le long terme, un portefeuille exposé à une combinaison équilibrée des différents facteurs permet d’obtenir un rendement constant et stable.

Investissement value : historiquement performant

La valeur est aussi bien le style d'investissement le plus ancien, le plus intuitif, mais aussi le plus difficile. Apprendre en quoi cela consiste est déjà une première étape.

Points clés

La valeur représente un facteur d’investissement, au même titre que le momentum, la croissance etc. C’est un style d’investissement qui demande des connaissances. Certains investisseurs comme Warren Buffet se sont enrichit avec cette méthode d’investissement qui reste la plus connue, mais aussi la plus technique.

  • Définir la valeur d’une action selon ses états financiers
  • Etre à l’opposé de l’avis du marché
  • Définir sa marge de sécurité
  • Patience : un horizon d’investissement parfois à très long terme.

Investir dans la valeur : définition

L’investissement dans la valeur est l’art d’acheter des actions qui se négocient à un prix considérablement inférieur à leur valeur intrinsèque. Les investisseurs axés sur la valeur y parviennent en recherchant des sociétés dont les paramètres d’évaluation sont bon marché (généralement, ils calculent des ratios basés sur les profits ou les actifs) pour des raisons qui ne sont pas justifiées à long terme.

En effet, l’approche « value » nécessite un état d’esprit « anticonformiste » et un horizon d’investissement à long terme. Il est nécessaire de laisser du temps pour que le prix de l’action retrouve une valorisation plus en adéquation avec sa valeur intrinsèque.

Durant l’existence des marchés boursiers, l’investissement axé sur la valeur est devenu un art difficile, mais il a permis à certains des hommes les plus riches de la planète d’arriver où ils en sont…

Value investing : un peu d'histoire

Benjamin Graham est le tout premier gourou du « value investing ». Il a écrit de nombreux ouvrages sur les méthodes d’évaluation des entreprises et sur l’investissement dans la valeur. C’est lui qui a formé le très célèbre Warren Buffet, l’un des hommes les plus riches de la planète grâce à ses investissements en bourse. Par la suite, d’autres de ses disciples sont parvenus à s’enrichir avec ses enseignements.

Investir dans la valeur : exploitez les états d'âme du marché

Sachez qu’il existe de nombreuses raisons pour lesquelles une action peut être négociée à un prix inférieur à sa valeur intrinsèque. Mais la raison la plus courante est une déception à court terme des investisseurs sur les résultats de l’entreprise. Les crises engendrent aussi des baisses générales du marché. Des actions de bonnes valeurs se retrouvent alors bradées.

Cela se traduit souvent par une baisse importante du cours de l’action. Fréquemment, ces déceptions peuvent produire une forte réaction émotionnelle chez les actionnaires qui vendent leurs titres en craignant d’autres développements négatifs.

Les investisseurs axés sur la valeur ont deux caractéristiques :

Ils ont une vision long terme des entreprises et savent qu’une baisse des bénéfices à court terme n’a que peu d’impact sur les résultats de l’entreprise dans le temps. Du moins, dans le cas d’une entreprise dont ils estiment être « d’avenir ».
Ils ont conscience qu’en général, les entreprises voient leurs bénéfices revenir vers leurs moyennes. À plus long terme, les baisses importantes des bénéfices sont fréquemment inversées. Également, une croissance extrêmement forte des bénéfices tend à ralentir.

La valeur intrinsèque

Il existe un multitude de méthodes pour calculer la valeur intrinsèque d’une entreprise (à peu près autant qu’il existe d’investisseur axé sur la valeur). D’une manière générale, elle est calculée sur la base de ratios financiers : bénéfices, génération de cash, actifs, dette, etc.

À peu près toutes les données fondamentales d’une entreprise peuvent être utilisées pour calculer un ratio financier. Cela fait, ils sont pris en compte, comparés et manipulés afin d’en déduire une estimation de la valeur intrinsèque de l’entreprise et de ses actions.

Tout l’art du « value investing » réside dans cette étape.

La marge de sécurité

C’est la marge de sécurité qui fait de l’investissement dans la valeur la technique la plus sûre pour votre portefeuille financier. Cela dit, elle sera bien inutile si vous avez complètement planté votre estimation de valeur intrinsèque. C’est pourquoi on recommande de ne pas chercher à révolutionner la méthode.

Mieux vaut être à peu près dans le vrai que précisément dans le faux.

La marge de sécurité est la différence de prix entre la valeur intrinsèque estimée et le prix auquel vous décidez d’acheter l’action. Cela peut être -20 %, -30 % ou même -50 % ! Ainsi, la marge de sécurité vous permet d’acheter une action à un prix inférieur à sa valeur réelle.

Elle joue un rôle d’amortisseur pour absorber les éventuelles erreurs d’analyse, de mauvais développements de l’activité ou de la situation économique.

Un horizon d'investissement qui exige de la patience

On a la force de ses faiblesses, la faiblesse de ses forces. Dans le cas de ce style de stratégie d’investissements, vous achetez des actions dont le marché sous-estime son prix, pour des raisons souvent émotionnelles, craintives. En conséquence, vous faites partie d’une minorité qui pense que le prix de l’action va monter. Vous exploitez les états d’âme du marché.

Sauf que c’est le marché qui décidera quand le prix de l’action va monter, pas vous. Ainsi, cette situation de « sous-évaluation » du prix de l’action peut parfois durer très longtemps. Si longtemps, que cela peut mener certains investisseurs à douter et à refaire le travail d’évaluation de l’entreprise.

Les stratégies « value » passent par des périodes de performances exceptionnelles, puis par des périodes plus creuses. Elles demandent de la patience, la surperformance apparaît à plus long terme. En revanche, elle tend à être moins volatile qu’une stratégie momentum par exemple.

Est-ce pour vous ?

Devenir un investisseur « value » d’exception, demande énormément de temps et de talent, avec un gros soupçon de passion. Toutefois, il est tout de même possible d’ajouter une pincée de style « value » dans vos investissements sans avoir à étudier les centaines d’ouvrages qui traitent du sujet. Il s’agit de l’investissement value quantitatif. Il s’agit de se constituer un panier de dizaines d’actions rassemblant des critères financier de basse valorisation et purement arbitraire.

Momentum investing : qu'est-ce que la stratégie d'investissement momentum ?

Une stratégie d'investissement momentum est simple, et la simplicité paye en bourse ! Apprenons ici en quoi cela consiste.

Points clés

Le momentum n’est pas réellement une stratégie d’investissement en soi. C’est un style d’investissement qui regroupe une multitude de stratégies. Il défini en lui même un univers d’investissement qui « performe » dans certaines conditions de marché. Il est utile de bien le comprendre pour adapter le style de stratégie à utiliser selon que l’on soit dans un marché en tendance, volatile, stable etc.

  • Momentum : suivre la tendance
  • Une performance attendue à plus court terme
  • Stratégies volatiles

Le momentum

Avez-vous tendance à trouver de plus en plus intéressante une action dont son cours de bourse ne cesse de grimper ? C’est un phénomène assez répandu. Les actions dont les prix montent et montent encore attirent l’œil de nouveaux investisseurs. De la même manière, une action en baisse constante va avoir l’effet inverse : vous n’avez pas envie de l’acheter, car vous voyez son prix chuter.

La force qui alimente la baisse est décuplée par les investisseurs qui capitulent devant leurs pertes accumulées et vendent afin de limiter les dégâts. Ainsi, les prix continuent d’évoluer dans les deux sens jusqu’à l’exagération, au-delà de la valeur réelle.

Le momentum est ce que l’on appel un facteur d’investissement, il permet de classifier les actions en fonction de la tendance récente de leur cours de bourse.

Le momentum = suivre la tendance

Il n’existe pas de traduction française exacte pour expliquer ce qu’est le « momentum investing » ou « momentum trading ». Le sens du terme momentum implique des notions de physiques : l’inertie, la force. Ces notions sont appliquées à l’investissement pour définir un style : le suivi de tendance. En français, on pourrait parler « d’investissement inertiel ». Le principe de base de ce style d’investissement est donc d’acheter des actions qui sont en pleine tendance haussière, dans l’attente que les prix continuent à monter.

Le momentum ne concerne pas uniquement la tendance haussière ou baissière du cours de l’action, mais également des fondamentaux de l’entreprise. En effet, les sociétés dont les performances économiques se sont récemment améliorées ont d’avantages de chances de voir l’amélioration se poursuivre dans un avenir proche. Ainsi, les prix de l’action sont poussés à la hausse sur le moyen et long terme.

Cette amélioration opérationnelle se traduit par une tendance haussière, qui attire de nouveaux investisseurs. Ces derniers participent encore plus la montée des cours, et ainsi de suite. Le « momentum investing » tente de tirer profit de ce phénomène.

Cacaractéristiques de l'investissement momentum

Une recherche de performances à court et moyen terme

Du fait de sélectionner des actions qui sont déjà inscrites dans une tendance haussière, on utilise l’approche momentum lorsque l’on recherche des résultats et une performance à court et à moyen terme. Les investisseurs vont chercher à garder les actions performantes et à se débarrasser des actions qui sont en pertes.

Une volatilité importante

Cette approche de l’investissement est à éviter si vous ne supportez pas de voir votre portefeuille varier de manière importante ; si vous investissez dans une action en pleine tendance haussière, vous avez des chances de voir cette tendance continuer et ainsi voir la valeur de votre portefeuille progresser fortement. Mais inversement, en cas de retournement de tendance, la baisse peut être tout aussi marquée, impactant la valeur de votre portefeuille à la hausse, puis à la baisse.

Quand et comment appliquer une méthode momentum ?

Afin de limiter les inconvénients des stratégies momentum, vous avez 2 possibilités : Mixez votre approche momentum avec un autre style d’investissement. Par exemple, le style « value » est bien moins volatile.

Associer les deux compense les défauts de l’une et de l’autre ; elles sont complémentaires. Ainsi votre portefeuille sera moins volatile et plus sécurisé. Un portefeuille momentum de 5 actions est extrêmement agressif. La performance exceptionnelle potentielle se paye au prix d’un risque très élevé.

Nous vous recommandons de piloter votre rapport performance/risque en ajustant le nombre de lignes (nombre d’actions) qui constituent votre portefeuille. Une stratégie momentum pure devrait être associée à un nombre important d’actions dans votre portefeuille. En effet, ce style d’investissement ne se préoccupe pas des « cas particuliers » (situation financière d’une seule entreprise) mais tente de tirer profit d’une caractéristique psychologique des marchés. En conséquence, le panel d’action doit être important.

Est-ce pour vous ?

De toutes les méthodes d’investissement factoriel, l’approche momentum est de loin la plus simple à mettre en oeuvre :

  • Pas de ratios financier
  • Pas d’analyse d’états financiers
  • Pas d’analyse du marché

On se concentre uniquement sur l’évolution du cours de bourse en partant d’un fait statistique simple : Les actions dont le cours monte, ont d’avantage de chance de voir la tendance à la hausse perdurer que de la voir se retourner.

Les entreprises en croissance sont un véritable pilier d'un investissement performant à long terme.

Points clés

  • Le facteur le plus rémunérateur ces dernières années

  • Des entreprises chères, mais en pleine croissance économique

  • Un facteur en total opposition à l'investissement dans la valeur cher à Warren Buffet

Investir dans la croissance des entreprises

Le plus souvent, lorsque l’on s’intéresse aux marchés boursiers pour y investir, c’est que l’on espère une meilleure croissance de ses placements. Dans ce cas, pourquoi ne pas bâtir sa stratégie d’investissement en s’intéressant aux entreprises qui sont elles-mêmes en forte croissance ?

Une approche offensive

L’investissement en croissance est généralement considéré comme la partie « offensive » d’un portefeuille d’investissement. La partie « défensive » étant consacrée à la génération de revenus, à la réduction d’impôt ou à la préservation du capital.

En mettant du « facteur croissance » dans son portefeuille d’investissement, on cherche directement la croissance de son capital, pour l’avenir. Comme toute approche offensive, elle nécessite une méthodologie aux petits oignons ainsi qu’une excellente maitrise des bonne pratiques de l’investissement en bourse.

La poursuite de l’enrichissement en capital

L’investissement dans la croissance consiste essentiellement à investir dans des sociétés, des industries ou des secteurs en croissance et qui devraient poursuivre leur expansion sur une longue période. Pour cela, vous devez rechercher des entreprises qui ont démontré une forte progression de leurs résultats dans un passé récent. Alors, la continuation de cette croissance à l’avenir devrait permettre au cours de l’action de continuer à s’apprécier.

Des entreprises dont les actions sont chères

En bourse, la croissance se paye. Les investisseurs sont en effet enclin (et cela est parfaitement logique) à payer une « surprime » sur la valeur intrinsèque pour acquérir les actions d’une entreprise en forte croissance.

Regardez le cas Amazon, les actions de cette entreprise ont toujours été considérées comme chères. Beaucoup d’investisseurs ont vu le potentiel de croissance immense et ont ainsi accepté de payer très cher leurs actions.

Amazon est depuis au moins 10 ans, considéré comme une action très, très chère. Cela n’a pas empêché le prix de l’action d’être multiplié par 22 en 10 ans ! Cela correspond à une performance annualisée de 37 % !

Ci-dessous, voyez le graphique de cotation d’Amazon depuis 2008. En annotation, tous les ans, des critères d’évaluations basiques du prix de l’action :

Cours historique de l'action Amazon avec ses PER

Le PER, correspond au prix de l’action divisé par les bénéfices nets de l’entreprise. En termes simples, un PER de 10 signifie : chaque part de l’entreprise qui génère 1 € de bénéfice net, se paye 10 €.
Le prix/CA correspond au prix de l’action divisé par le chiffre d’affaires de l’entreprise. En termes simples, un prix/CA de 1 signifie : chaque part de l’entreprise qui génère 1 € de chiffre d’affaires se paye 1 €.

Soit, pour Amazon en 2008, afin d’« avoir » 1 $ de bénéfice net, il faut investir 35 $ dans l’action Amazon. En règle générale, on commence à considérer une action un peu chère à partir d’un PER de 20. Alors en 2008, en pleine crise financière, les marchés sont très bas. Un PER de 35 à cette époque est véritablement très élevé. Il fallait oser investir dans l’action.

Le contraste valeur/croissance

Vous pouvez aisément comparer l’investissement de croissance à l’investissement dans la valeur, car ils sont presque « opposés » :

Alors que les investisseurs axés sur la valeur recherchent des actions qui se négocient à un prix inférieur à leur valeur intrinsèque, les investisseurs axés sur la croissance se concentrent eux, sur le potentiel futur d’une société. Ils prêtent moins attention au prix d’achat.

Contrairement aux investisseurs axés sur la valeur, les investisseurs axés sur la croissance achètent des actions dont le cours se négocie à un prix supérieur à leur valeur intrinsèque. Ils supposent que la valeur intrinsèque augmentera et dépassera la valorisation actuelle de l’action.

Certaines catégories d'actions sont plus susceptibles de croître

Par nature, certains secteurs d’activités sont plus enclins à croître dans le monde dans lequel nous vivons. Pour cause, la façon dont nos sociétés fonctionnent entraîne des courses à l’innovation de la part des entreprises. Parfois, certaines parviennent à mettre sur le marché une innovation qui va propulser ses résultats pendant des années.

Le secteur technologique et la santé

Les entreprises qui développent de nouvelles technologies ou proposent des innovations dans les soins de santé peuvent être d’excellents choix pour les investisseurs qui recherchent des entreprises avec un fort potentiel de croissance. Les entreprises qui développent des produits populaires ou révolutionnaires peuvent voir le prix de leur action grimper de façon exponentielle dans un laps de temps relativement court.

Par exemple, le prix de l’action Pfizer était juste inférieur à 5 dollars par action en 1994 avant la sortie du Viagra. Ce médicament vedette a porté le cours de l’action à plus de 30 $ par action au cours des cinq années suivantes, grâce à l’approbation du médicament dans de nombreuses zones économiques.

Les petites capitalisations ou « small caps »

En bourse, on définit la taille d’une entreprise par sa « capitalisation boursière ». C’est le prix de l’action multiplié par le nombre d’actions totales. Il n’y a pas de définition exacte et universelle de ce que l’on considère comme une « petite capitalisation » par rapport à la moyenne ou grande capitalisation. Cela dit, la plupart des analystes considèrent que les sociétés, dont la capitalisation se situe entre 300 millions et 2 milliards d’euros, sont des petites capitalisations.

Les entreprises de cette catégorie sont souvent encore dans leur phase initiale de croissance et leurs actions ont le potentiel d’une appréciation substantielle de leur prix. Les actions de sociétés de petite capitalisation ont historiquement affiché des rendements supérieurs à ceux des grandes capitalisations, mais elles sont aussi considérablement plus volatiles et comportent un degré de risque plus élevé. Cela se vérifie souvent pendant les périodes de reprise post-récessions.

Comment définir les entreprises en croissance ?

Investir dans la croissance ? Les dividendes sont exclus

Croissance = investissement

Une jeune entreprise qui arrive sur un marché à peine éclot, va devoir grossir et surtout, maîtriser sa croissance pour accompagner la demande croissante du marché. C’est aussi valable pour une entreprise qui révolutionne un marché existant ; la demande va exploser.

Ainsi, ces entreprises dont le potentiel de croissance est grand vont devoir pratiquer une gestion adaptée : le financement de leur propre croissance. Embaucher, investir dans de nouveaux bâtiments, dans du matériel ; dans la formation de ses collaborateurs, dans la recherche et le développement, les brevets, etc. Pour cela, la très grande majorité des flux de cash dégagés par l’activité sont réinjectés dans l’investissement.

Le recours à l’endettement est également très courant, et très sain dans la mesure où il est utilisé avec prudence. C’est aussi pour cela que l’investissement dans la croissance comporte plus de risques : les entreprises sont parfois moins à même de surmonter une période difficile à la vue de leur profil financier (endettement, recherche et développement, masse salariale en hausse, etc.)

Les dividendes sont contraires à l’investissement

Connaissant le profil financier type d’une entreprise en croissance, il devient évident que les dividendes sont alors contre-productifs. L’argent qui sort de l’entreprise sous forme de dividendes n’est pas utilisé pour financer la montée en puissance de l’entreprise.En conséquence, vous devez vous interroger dans le cas où vous trouvez une action qui semble réunir les critères de croissances alors qu’elle verse un dividende important. L’investissement dans la croissance a pour seul but l’enrichissement par capitalisation, et non par la rente.

Les profits, la marge et les rendements de l'entreprise

Forte croissance des bénéfices passés

Vous devez chercher des entreprises qui affichent une solide, mais surtout régulière croissance des bénéfices historiques. La croissance minimale du bénéfice par action dépend de la taille de l’entreprise. Par exemple, cherchez une croissance d’au moins 5 % pour les grandes capitalisations, 7 % pour les moyennes et 12 % pour les petites capitalisations. L’idée de base est que si la société a affiché une bonne croissance dans un passé récent, il est probable qu’elle continuera à aller de l’avant.

Forte marge opérationnelle

La marge opérationnelle d’une entreprise est calculée en déduisant du chiffre d’affaires toutes les dépenses liées aux ventes (sauf les taxes), puis en divisant par le chiffre d’affaires. Il s’agit d’un paramètre important à prendre en compte, car une entreprise peut connaître une croissance fantastique des ventes avec de faibles bénéfices. Si tel était le cas, cela pourrait indiquer que la direction ne contrôle pas les coûts.

En général, si une entreprise dépasse sa moyenne à cinq ans de ses marges opérationnelles — ainsi que celles de son industrie —, l’entreprise pourrait être un bon candidat pour la croissance.

Fort rendement des capitaux propres

Le rendement des capitaux propres (RCP) d’une entreprise mesure sa rentabilité en révélant le profit qu’une entreprise génère avec l’argent que les actionnaires ont investi. Il est calculé en divisant le résultat net par les capitaux propres.

Une bonne règle empirique consiste à comparer le RCP actuel d’une société au RCP moyen sur cinq ans de l’entreprise et de l’industrie. Des RCP stables ou en hausse indiquent que la direction fait du bon travail en générant des rendements grâce aux investissements des actionnaires et en exploitant l’entreprise de manière efficace.

Un momentum puissant

L’amélioration opérationnelle, la progression importante des ventes ainsi que les bonnes perspectives d’avenir doivent se voir dans les récents cours de l’action. Il est difficile d’avancer des chiffres de progression annuelle de l’action minimum pour considérer qu’elle est en croissance.

L’important est de comparer le comportement des cours par rapport au marché en général, mais aussi à l’indice sectoriel de l’action. C’est ce qu’on appel la force relative (RS). Ainsi, vous filtrez les périodes de correction boursière qui ont un impact sur n’importe quelle action. Une progression moyenne de 15 % annuelle est un bon début.

Vous comprendrez alors que le growth investing est étroitement lié au momentum investing.

Philip Fisher, le Benjamin Graham de l'investissement dans la croissance

Avec Benjamin Graham, Philip Fisher est l’un des rares investisseurs à succès à avoir eu une influence dans le style d’investissement de Warren Buffet. Le père de l’investissement dans la croissance, principalement sur les small caps et fervent défenseur du “Buy and Hold” (J’achète et je conserve).

Est-ce pour vous ?

Mettre en oeuvre une stratégie d’investissement « growth » est une bonné idée lors des phases d’expansion économique. Vous devez vous concentrer sur la recherche d’entreprises qui traduisent leur croissance économique en croissance du cours de bourse.

Une entreprise qui verse un dividende n’est pas bonne candidate, car une croissance pérenne implique son financement.

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